Les projets pros en mission

Au démarrage est l’intuition

Quand on s’est préparé à partir en mission, on nous a d’abord et avant tout dit : c’est « être avec », c’est « être » plutôt que « faire » des projets. Il faut refuser l’idée d’accomplir quelque chose à tout prix ; c’est surtout éviter que la mission ou les actes ne soient que de l’accomplissement personnel ; que cela soit complètement déconnecté d’un besoin du terrain, d’un appel des personnes avec qui on vit ici au Km48, notamment les enfants.

Alors oui, tout part d’une idée dans la mission, certains parlent « d’appel », d’autres d’une intuition. On pose un constat, un étonnement, une question, une émotion ; parfois c’est un sentiment d’injustice qui émerge, une révolte contre une situation intenable !

Puis on se prend à rêver : une vision peut émerger. Il faut mettre des mots, la partager pour qu’elle commence à s’incarner. On dit « j’aimerais bien faire ce truc », et il faut être le roi de la « questiologie » pour avancer et mieux comprendre le concept : « comment », « pourquoi » ? Et en fait, vu qu’on est loin d’être des spécialistes, on avance surtout à tâtons.

Être pro en mission

La vision il faut la rendre réelle ; on déploie un plan d’action, élaboré à force d’échanges, en couple, avec le responsable de la mission. Et ça fait tant de sens quand on voit les maillots de foot des jeunes d’Umphang avec écrit dessus: « wish it, plan it, do it » -> Un vrai clin d’oeil. Au-delà des rêves, il faut de la méthode et déployer nos compétences pros.

A partir de là, les idées sont confrontées, on les représente.

Par exemple pour l’école, il y a bien une option qui a été posée sur le terrain : environ 3 raï ce qui représente environ 5 000 m². Mais quand on demande le plan cadastral, ou une représentation des contours : rien ! Alors on va sur place, on cartographie, on fait des relevés GPS : on discute des limites. Retour sur place, etc… jusqu’à avoir un contour, quelques règles et options.

Une fois le cadre posé, on échange sur le cahier des charges. Là c’est le retour de l’expérience vécue. Que fait un maître d’ouvrage : il écrit sa bible. Un cahier des charges fonctionnel et un cahier des charges technique, et une liasse de plans. C’est parti !

Les projets de coopératives en mission

La semaine dernière, nous présentions à quelques habitants du village ces intuitions que nous avions eues il y a quelques mois, échangées alors avec le Père Alex. La torréfaction de café, les ruches et les produits des abeilles, l’éco-village… une manière de redonner à ce village une valeur, un petit plus qui leur permette de sortir de leur misère et de dessiner un avenir plus heureux. Des projets qui pourraient à terme faire revenir les jeunes dans la région ; qui ne poussent plus les papas de partir gagner leur vie ailleurs en laissant femmes et enfants derrière eux.

Mais il ne s’agit pas de lancer l’idée dans la mare et de les laisser avec cela. Tout cela se pense, s’organise, se calcule. Et nous sentons bien que nous allons être un soutien sur bien des aspects, notamment les projections financières, le plan marketing et le réseau de distribution…

Les projets pros ont du répondant

Au fur et à mesure des montages de dossier, nous avons été heureux et impressionnés par l’écho fait à ces projets : EDM, Ginette, une banque allemande, des donateurs privés ont répondu et continuent de répondre présents, rendant tous ces projets pros possibles.

Alors, on ne le dira jamais assez : merci à vous tous !

Nous continuerons bien entendu a vous informer sur l’avancée de chacun de ces projets

Soutenir la mission et nous contacter

Pour soutenir les projets de la mission, contactez-nous sur nos adresses mail:

A bientôt, Camille

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