Vivre une mission humanitaire en famille

Mon mari et moi avons toujours été de grands voyageurs ; nous avons vécu à l’étranger et visité de nombreux pays. Nous avons peu à peu imaginé de vivre une mission humanitaire en famille.

Nous sommes friands de découvrir le monde

Depuis plusieurs années pourtant, nous limitons nos périples ; nous sommes notamment soucieux de notre impact écologique.

Et puis, il y a ce côté un peu « voyeuriste » qui nous dérange lors de nos séjours : regarder un pays dont les conditions de vie sont parfois vétustes n’a plus de sens pour nous ; aussi beau soit-il, nous ne nous sentons pas toujours à l’aise !

Comment changer les choses ?

Peut-être nos voyages nous ont-ils malgré tout permis de prendre conscience de la chance que nous avons ? Ces traversées nous ont sensibilisés sur les situations difficiles que vivent beaucoup de peuples de par le monde.

Alors durant plusieurs années, le projet de partir pour aider ceux qui sont dans le besoin s’est progressivement installé.

Jusqu’ici, l’idée trottait dans nos têtes sans vraiment se dessiner de manière précise. Bien qu’étant actifs tous deux dans le monde associatif, l’envie se faisait différente… et de plus en plus forte. Vivre entièrement dans l’action !

Comme une véritable nécessité de couper et d’expérimenter autre chose !

C’est la raison pour laquelle, cette fois-ci, nous choisissons d’aller au rythme et dans la culture des autochtones…

Nous ne sommes plus observateurs ; nous devenons acteurs et intégrons pleinement leur vie.

Et les enfants dans tout cela

Nous ne voyageons plus ; cependant, il nous paraît indispensable de sensibiliser nos enfants à d’autres cultures et manières de faire. Nous avons donc envie de vivre une mission humanitaire en famille

Oscar a aujourd’hui 11 ans, Marin 9 et demi, Fleur 8 ; ils ont grandi dans un endroit privilégié ; leurs commentaires sont parfois ceux d’enfants gâtés. Comment leur faire prendre conscience que tout ne tombe pas du ciel ?

Nous voulons les sensibiliser aussi sur le fait que, durant toute leur vie, ils vont pouvoir aider les autres ; chacun de nous a l’occasion de devenir acteur, même à petite échelle.

Un impératif : avoir le « GO » des enfants dans ce projet

Pour que ce projet se déroule dans les meilleures conditions, il est indispensable que ce projet soit une ambition FAMILIALE. En tant qu’adultes, nous possédons les ressources pour mener une mission humanitaire en famille; notre maturité est suffisante pour nous rassurer et avoir conscience de ce qui nous attend.

Les enfants vivent davantage dans le présent ; ils peuvent se sentir angoissés à l’idée de tout changer, avec une véritable perte de leurs repères !

Alors, nous avons fait le choix de leur parler très tôt de ce projet ; pourtant, rien n’était encore certain.

Pourquoi le faire, si nos enfants ont du mal à se projeter ?

Eh bien ! Justement pour cette raison ! Dans leur esprit, les choses ont besoin de mûrir lentement. Cela nous a permis de répondre à leurs questions au fur et à mesure, de calmer leurs inquiétudes.

Nous ne leur avons rien caché : l’école locale, la langue inconnue, la fin des activités habituelles et des copains vus chaque jour ou presque.

Si nous partons vivre une telle expérience, nous considérons que nous devions tous, eux inclus, nous préparer aux difficultés.

Les moments de pleurs et de grosses inquiétudes.

Cela a été le cas pour deux d’entre eux. Mais pour toute question, il y a aussi des réponses.

  • Une école locale où vous ne comprendrez pas bien la langue ? Mais vous aurez la chance de l’apprendre et l’on peut commencer dès à présent.
  • Votre peur de ne connaître personne ? Allez ! Avec un ballon de foot ou un jeu de cartes, vous allez créer une grande amitié. Vous retrouverez vos copains dans un an, sans avoir seulement le temps de dire ouf ; que de souvenirs et d’émotions à partager avec eux ! D’autant que votre école semble partante pour garder le lien et monter un projet…

En conclusion, un « Oui », comme une évidence

En effet, plus le projet se dessine, plus les regards changent, plus le calme revient ; voire une certaine excitation se dessine !

Nous avons regardé en famille des photos et des reportages des lieux ; nous avons rencontré l’équipe encadrante et d’autres futurs volontaires.

Et le OUI devient une ÉVIDENCE.

N’hésitez pas à me poser toutes vos questions ; j’aurais grand plaisir à échanger avec vous.

Et soutenez notre projet au sein de Missions Etrangères de Paris ? Cliquez sur ce lien !

A bientôt, Camille

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